Le rayon du soleil souriait et jouait avec la rosée…

Tagged | Posted in travels

Ceux de vous qui ont eu déjà l’occasion de faire les photos du levé de soleil savent que cette occupation est comparable au biathlon – il faut courir vite et tirer juste, séparément ça marche pas. Je m’agitais, j’avais envie d’arriver tout faire, les photos à part, les panoramas, timelapse, je comprenais que je retournerai ici pas bientôt, et le levé du soleil était vraiment réussi ! Derrière moi on entendait les chuchotements admiratifs de Papon avec Petrovitch qui s’émerveillaient ou devant la beauté de vue ou (plutôt) devant la fierté de l’exploit accompli, qui sera enregistré dans les annales et tournera partout dans des centaines d’histoires intitulé fièrement « ASCENTION NOCTURNE DU VOLCAN ! » Moi en ce moment précis je commençais à être complètement à la bourre, les objectifs et le filtres s’embuaient en un instant, j’arrivais à peine à les changer et Petrovich à les essuyer, mais 10 secondes plus tard tout devenait de nouveau humide. Entre temps l’image se change avec une vitesse incroyable. Qu’est-ce qui peut être comparable au niveau de beauté avec le levé du soleil dans les montagnes ? Comme si t’assiste à la naissance pas d’une nouvelle journée mais du nouveau monde : la folie des couleurs, le feu du soleil levant, l’or du brouillard fluant… Il n’existe pas dans tous les cas dans mon vocabulaire les mots pour décrire l’exaltation qui t’envahi à l’intérieur de toi, et avec ça il faut encore faire les photos ! Voilà dans quel état d’âme déchiré et ému j’étais surpris par un groupe des gens de Tchelyabinsk qui la langue sur l’épaule atteint enfin le sommet. La première phrase d’une meuf ( une Valya de « Mecs réels » *(*une série russe avec les personnages assez typiques des quartiers défavorisés – note du traducteur )) m’a tué net « Regardez, les filles, comme c’est beau – comme chez nous aux Uldives !  » Mon érection mentale est tombé à moitié et après complètement quand on a su que certaine Larisa Ivanovna, si on a bien compris leur Mao Zedong ( dans le sens Grand Timonier ), est restée plus bas. Ce matin magnifique le village baltique qui se trouvait en bas n’était pas réveillé par le cocoricos traditionnels mais par les hurlements déchirants et incessants  » Larisa Ivanovna, on est la, merde ! ». Ville de Tchelyabinsk, tu resteras dans mon cœur pour toujours.
Mais j’ai eu quand même le temps de faire quelques choses.
1.

Continue reading

Où les brouillards comme limon prêchent aux mousses les secrets du fond…

Tagged | Posted in travels

Au retour de Rome je ne pouvais pas ne pas m’arrêter à Civita, une des villes les plus mystérieuses que j’aime beaucoup ! A chaque fois je ne cesse pas d’admirer ce miracle créé par l’homme et qui est en train d’être détruit par la nature. Je dors toujours là bas si je suis dans le coin. J’ai une obsession de maniaque – j’ai trop envie de faire une photo où la ville au lever du soleil repose sur un coussin de brouillard comme sur les nuages. Les gens disent qu’en automne ça arrive presque tous les jours… mais pas quand ce sont « mes » journées. Et voila une fois de plus je suis arrivé quand il faisait toujours nuit, bien avant six heures, j’ai escaladé avec le trépied une clôture en pierres, je me suis installé juste au bord de l’escarpement, dans le point de vue le plus avantageux, et quand le soleil a commencé à se lever je me suis rendu compte avec tristesse que de nouveau je n’aurai pas de « coussin de brouillard »…

1.
Photobucket

Continue reading

Perché ne sono fiero. Sono un italiano. Un italiano vero

Tagged | Posted in travels

Je ne me rappelle plus si j’ai écrit ou pas, je me répète peut-être, mais je suis absolument sur que Dieux est italien ! Tout ce qu’il y a de mieux se trouve dans ce pays : la nourriture, le vin, les paysages, l’architecture et même les vêtements, tout ! J’y vais souvent et je parle beaucoup avec les italiens, alors je voudrais vous dire que ce sont les gens magnifiques, ils sont très vifs, très ouverts, ils sont vrais ! Je vais vous raconter une petite histoire à propos de mes amis Paolo et Lisa. On s’est connu il y a deux ans au sud de l’Italie à Policastro Bussentino. On louait des maisons de vacances chez le même propriétaire. Le lendemain de notre arrivée on dînait déjà ensemble. Lisa faisait des pâtes délicieuses, Paolo cuisinait des fruits de mer grillés – bons à en perdre la tête. Ils nous expliquaient comment choisir le fromage, le vin et la charcuterie. Paolo racontait que tout ça – ce sont les trois piliers gastronomiques sur lesquels se repose chaque région de l’Italie. On était bien ensemble, on rigolait, on s’amusait, même si mon vocabulaire d’anglais à ce moment là n’était pas plus riche que celui de Ellochka-la-cannibale (*un personnage du livre « 12 chaises » des écrivains russe Ilf et Petrov qui n’avait que 30 mots de vocabulaire mais arrivait à se faire comprendre quand même – note du traducteur). Au retour on avait envie de s’arrêter à Rome et d’y passer trois jours en balades. J’ai demandé Paolo de me trouver un bon hôtel, parce que ça fait une partie de son business – il est formateur et conseiller en hôtellerie. Après de longues recherches il a annoncé que le championnat du monde de natation avait lieu aux mêmes dates, et il n’y a PAS DU TOUT de chambres dispos dans les hôtels ! Ça m’a rendu triste mais pas pour longtemps : Paolo m’a dit qu’en fin de comptes nous n’avions pas besoin d’hôtel, parce que nous pouvions rester dans leur appart à 100 mètre du Colisée aussi longtemps que nous le souhaitions. On ne se connaissait que depuis deux jours ! Vous pouvez vous imaginer une chose pareille ? Moi – non ! Ça fait maintenant deux ans qu’on est amis, on s’invite et on se voit régulièrement, et je remercie le destin qui m’offre des amis pareils !
         Mais revenons à nos moutons… Si vous avez oublié comment s’est terminé mon dernier post, je vais vous le rappeler : il s’est mis à pleuvoir à Montalcino, et moi j’étais déjà pas mal éméché ! Mon paternel essayait de trouver un abri mais je lui ai vite fait comprendre son erreur : les Italiens sous la pluie dans les ruelles de Monalcino ! N’importe quel théâtre serait jaloux de la mise en scène pareille ! Je vais vous dire ce que j’ai compris : sous la pluie les gens changent, peut être la comparaison n’est pas juste, mais comme si la pluie purifiait en quelque sorte… J’ai beau en parler  - regardez ! Peut être il y a que moi qui aime ça ?….

1.

Je ne sais pas pourquoi, mais après avoir fait cette photo je me suis dit que le voyage était déjà réussi…

Continue reading